ANGOLA : LES PRIX DU PETROLE CONTINUENT A INDUIRE DES DEFICITS

By | March 20, 2017

Selon l’agence Economist Intelligence Unit-EIU, par la faiblesse des prix du pétrole sur les marchés internationaux, le budget public angolais continuera d’enregistrer d’importants déficits entre 2017 et 2021, bien que représentant cette année 5,7% du PIB, avec une réduction de 4, 3% en 2021.

En effet, l’EIU précisait dans son dernier rapport sur l’Angola que, compte tenu de la faible diversification de l’économie, la croissance du produit intérieur brut (PIB) continuera d’être poussée par le secteur pétrolier et enregistrera un taux moyen de 2,8% sur la période 2017/2021, par rapport à 4,1% enregistré dans la période 2012-2016.

Le taux d’inflation se maintiendra à un niveau élevé, en dépit de la réduction des subventions publiques de carburant et de la dévaluation continue de la monnaie nationale, affichant cette année un taux de 22% cette année, le ralentissement s’affichera en 2021 avec à un taux de 7,7%.

La dévaluation du kwanza, la monnaie nationale, aura tendance à ralentir, par rapport aux chiffres réalisés en 2015/2016, mais le manque de dollar sur le marché officiel creusera l’écart par rapport aux prix sur le marché parallèle qui reste relativement élevé.

L’EIU précisait dans ce document que le contrôle de l’inflation a continué d’être un objectif majeur pour la Banque Nationale d’Angola, entre la période janvier 2015 et juin 2016, avec une augmentation de 700 points de base, le taux d’intérêt de référence du marché, BNA taux à 16%.

« D’autres augmentations du taux d’intérêt de référence devraient avoir lieu dans la première moitié de l’analyse d’intervalle, 2017/2021, en tenant compte des effets sur l’inflation d’une monnaie faible, même si elle sera animée par la pression du gouvernement à adopter une politique monétaire moins restrictive », selon le rapport auquel Macauhub avait accès.

En terme de croissance du PIB, le grand point de la période sera atteint en 2018, avec un taux de 3,5%, qui après, devrait osciller entre 2,8% en 2018 et 2021 et 2,5% en 2020, selon les prévisions de l’EIU.

(macauhub)