Angola : Les recettes extraordinaires devraient contribuer a reduire la dette publique

By | May 24, 2018

Selon les recommandations du Fonds Monétaire International (FMI), les recettes extraordinaires de l’Angola devraient être utilisées pour réduire la dette publique ; recommandations faites au gouvernement angolais dans l’analyse annuelle de l’économie angolaise en vertu de l’article IV de l’institution.
En effet, Le document publié le 21 mai à Washington mentionne que l’administration du FMI a souligné la nécessité d’un nouvel assainissement budgétaire progressif pour réduire la dette publique, cette année, elle devrait atteindre 72,9% du produit intérieur brut, dans une trajectoire clairement orientée à la baisse, compte tenu de la baisse attendue des prix du pétrole à moyen terme.

Les prévisions de la dette publique du FMI en pourcentage du PIB restent globalement inchangées par rapport à celles annoncées dans les Prévisions du printemps dernier, avec une réduction de 69,9% d’ici 2019.
Pour le FMI, la consolidation budgétaire « doit s’appuyer sur la mobilisation de plus de recettes intérieures non pétrolières,y compris l’amélioration de la conformité fiscale et l’introduction prévue de la TVA, ainsi qu’une plus grande rationalisation des dépenses publiques et l’amélioration de la qualité de l’investissement public, ainsi que l’expansion bien ciblée des programmes sociaux ».
Les gestionnaires de fonds considèrent que « l’ensemble des politiques à la veille des élections d’août 2017, l’expansion budgétaire et le taux de change fixe ont conduit à une érosion supplémentaire des chocs fiscaux et externes », mais soulignant que « le gouvernement du président M. João Lourenço a concentré son attention sur l’amélioration de la gouvernance et la restauration de la stabilité macroéconomique ».
Ainsi, Les priorités du nouvel exécutif sont d’ailleurs saluées par le FMI, qui affirme que « les administrateurs ont loué le programme de réforme du gouvernement,qui vise à relever les défis du développement post-conflit, restaurer la stabilité macroéconomique et améliorer le climat des affaires.
Cependant, ils mettent en garde que, précisant que« les perspectives plus favorables pour les prix du pétrole représentent une opportunité unique pour résoudre les déséquilibres macroéconomiques, y compris l’érosion des marges fiscales et externes, et pour réduire la dépendance au pétrole ».
Le FMI s’attend à ce que l’Angola connaisse une croissance économique réelle de 2,2% cette année et de 2,5% en 2019 et estime que le PIB du pays a augmenté de 1,0% en 2017.
Les données préliminaires des comptes nationaux annuels publiés la semaine dernière par l’Institut national de la statistique indiquent que l’économie angolaise se sera contractée de 2,5% en 2017.