La compagnie angolaise Sonangol et la compagnie française Total collaborent dans l’industrie pétrolière

By | December 5, 2017

La compagnie pétrolière angolaise Sonangol et le groupe Total envisagent de collaborer à la « relance de l’industrie pétrolière aussi bien en aval qu’en amont », dans le cadre de plusieurs accords de partenariat signés lundi à Luanda par le concessionnaire et la multinationale française.

Angop, l’agence angolaise d’information angolaise a rapporté que les accords seraient la base pour lancer l’exploration du bloc 48, dans des eaux ultra-profondes, six ans après l’achèvement des derniers blocs que l’Angola a mis aux enchères.

« Nous travaillons avec les mêmes blocs depuis six ans, et il n’y a pas eu de prospection, ainsi lancer cette activité est extrêmement important », a déclaré le président de Sonangol, M. Carlos Saturnino, à la fin de la session pour signer les accords avec le chef exécutif de la compagnie Total M. Patrick Pauyowné.

En amont du bloc 17, les activités à réaliser comprennent le développement et le démarrage de la production de certains actifs identifiés et découverts il y a quelques années, et en aval une société 50/50 sera créée pour distribuer des produits raffinés, avec possibilité d’importer des produits raffinés, une fois la libéralisation du marché.

Pour M. Pauyowné, l’industrie pétrolière avait « énormément souffert de la baisse des prix du brut », mais a ajouté que le prix actuel étant légèrement supérieur à 60 dollars le baril, il y aurait une nouvelle impulsion dans l’industrie, notamment en Angola.

Le groupe Total est présent en Angola depuis 1952/53, date à laquelle il a obtenu sa première concession, et a estimé sa production à 600 000 barils par jour, ce qui en fait le leader du marché.

Le groupe est opérateur du bloc 32, avec 30%, en partenariat avec Sonangol P & P (30%), tandis que dans le bloc 17 il détient une participation de 40% et dispose de quatre FPSO (unités flottantes de production, stockage et déchargement) et 1700 des employés.