La compagnie Cabo Verde Airlines presque au bord de la faillite

By | April 9, 2020

L’avenir de Cabo Verde Airlines (CVA) est incertain, et la compagnie pourrait fermer en raison des effets économiques et financiers de la pandémie de Covid-19, a déclaré mercredi à Praia le ministre du Tourisme et des Transports, monsieur Carlos Santos.

Le ministre, qui s’exprimait dans une interview au média Radio Cabo Verde, a expliqué que le transport aérien est les secteurs les plus touchés par la pandémie du nouveau virus corona, indirectement, créant des difficultés pour toutes les entreprises du monde entier, dont les activités ont été suspendues, en raison de la fermeture des frontières dans le monde.

« Rien que pour le troisième trimestre 2020, l’Association internationale du transport aérien – IATA prévoit une perte de 39 milliards d’euros pour toutes les entreprises du monde et la compagnie Cabo Verde Airlines – CVA ne restera pas en dehors de cette image, précisément parce que c’est une entreprise qui était en train de décoller », précisait M. Santos.

Les comptes des pertes n’ont pas encore été établis, toutefois M. Santos souligne que le simple fait que les avions de la compagnie CVA, qui sont loués, sont près de trente jours sans vols, on peut voir que la situation est compliquée.

L’avenir est encore incertain, notamment parce que, faisait-il observer, la crise est au début et on ne sait pas combien de temps prendra la pandémie, a précisé le ministre, pour ajouter que les prévisions ne sont pas encourageantes.

Le ministre a toutefois rappelé l’existence d’instruments financiers que la Banque mondiale et la Banque africaine de développement mettent en place, avec des solutions pouvant s’adresser au secteur aérien.

En mars 2019, le gouvernement de l’archipel a vendu une participation de 51% de l’État dans la société alors publique TACV (Transportes Aéreos de Cabo Verde) pour 1,3 million d’euros à Lofleidir Cabo Verde, une société détenue à 70% par Loftleidir Icelandic EHF (qui détenait 36% de la compagnie CVA) et 30% par des hommes d’affaires islandais.