La pandémie du Covid-19 montre l’importance de la zone de libre-échange africaine, selon l’ONU

By | March 23, 2020

Le virus Covid-19 montre l’importance de la mise en œuvre de la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), zone à laquelle adhèrent les pays lusophones, selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

Dans la dernière évaluation de l’impact de la pandémie de Covid-19 sur le continent africain, la CEA fait valoir que la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), qui doit commencer en juillet de cette année, devrait maintenir son élan, en tant que mécanisme pour renforcer la résilience à long terme et gestion de la volatilité.

Un exemple des avantages potentiels de la zone de libre-échange continentale africaine – AfCFTA dans le contexte d’urgence actuel, ajoute selon la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, – CEA est «l’augmentation du commerce intra-africain de produits pharmaceutiques et de produits de base».

Signé en 2018, la zone de libre-échange continentale africaine -AfCFTA établit un marché continental unique qui permettra la libre circulation des entrepreneurs et des investissements, couvrant les 54 États membres de l’Union africaine.

Parmi les signataires figurent l’Angola, qui était représenté au sommet de 2017 par son président monsieur João Lourenço, ainsi que le Mozambique, également représenté par le chef de l’État monsieur Filipe Nyusi, mais aussi la Guinée équatoriale, São Tomé et Príncipe et le Cap-Vert, la Guinée -Bissau est le seul pays lusophone à ne pas avoir signé l’accord de Kigali.

Pour faire face à la pandémie, qui engendre de graves coûts économiques et financiers pour les pays africains, la CEA recommande qu’en tant que filet de sécurité, elle incite les importateurs de denrées alimentaires à sécuriser rapidement leurs achats à l’étranger afin de garantir des réserves suffisantes de nourriture, les principaux aliments.

Il est également recommandé aux gouvernements de préparer des plans de relance budgétaire (par exemple, garantir les salaires de ceux qui ne peuvent pas travailler en raison de la crise, favoriser la consommation et l’investissement) et maintenir les investissements dans les infrastructures pour protéger les emplois.

Il ajoute que les gouvernements doivent également financer la préparation, la prévention et les installations médicales et sanitaires, y compris la logistique, et utiliser la crise comme un moyen d’améliorer les systèmes de santé.

La Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique – CEA estime que le pays qui sera le plus durement touché économiquement en Afrique est São Tomé e Príncipe, dont la dépendance vis-à-vis des revenus touristiques devrait entraîner une baisse de 34% de sa production.

Une baisse de ce secteur devrait entraîner des déséquilibres budgétaires importants dans l’archipel, rendant nécessaires des «mesures rigides».

Parmi les pays qui devraient être les plus durement touchés figurent les producteurs de pétrole tels que la République du Congo (-10,6%), la Guinée équatoriale (-7,5%) et l’Angola (-5,7%).

En termes budgétaires, les plus grandes économies du continent ont également des dettes élevées, ce qui limite leur capacité à réagir avec des stimuli : la dette de l’Angola est estimée par la CEA à 95% et celle du Mozambique à 108,8% du produit intérieur brut.

Tandis que le Mozambique enregistre un déficit budgétaire prévu de 6,1% cette année, l’Angola a un excédent de 0,7%, donc une capacité supplémentaire pour gérer partiellement l’impact d’une perte de revenus.