L’Angola manque de ressources financières pour répondre aux exigences des contractants

By | January 18, 2017

Le ministère des Finances angolais ne dispose pas les ressources financières nécessaires pour faire face à l’augmentation de prix demandée par les gouvernements provinciaux à certains entrepreneurs dans le but de relancer les travaux publics bloqués, a annoncé lundi le secrétaire d’État au Trésor.

Certains contractants opérant en Angola réclament un réexamen de leurs contrats de travaux publics, en particulier le coût du travail, arguant que les coûts ont augmenté avec la dévaluation de la monnaie nationale, le kwanza, entre autres facteurs, comme l’inflation, selon l’agence de presse angolaise Angop.

La secrétaire d’Etat Mme Aia-Eza da Silva a demandé aux gouvernements provinciaux de trouver d’autres formes de renégociation pour la reprise de plusieurs travaux inclus dans le Programme d’Investissement Public (PIP), « étant donné que le gouvernement n’a pas de ressources financières pour répondre aux demandes des entrepreneurs».

Mme Aia-Eza da Silva, qui s’exprimait lors d’un séminaire sur la mise en œuvre du budget public pour l’année 2017, a rappelé qu’en 2016 un comité a conclu que les changements économiques survenus depuis la signature des contrats signifiaient que, dans certains cas, les coûts avaient doublé.

Le secrétaire du Trésor de l’Etat a réaffirmé que le ministère n’avait pas les ressources nécessaires pour répondre à toutes les demandes présentées et, admettant qu’il s’agit d’un processus «très délicat», a appelé à la négociation pour freiner les travaux publics.

Au mois de juin 2016, le gouvernement angolais a approuvé des modifications aux contrats conclus avec certaines entreprises de construction par des montants convertis au taux de change en vigueur à la date de signature.

(macauhub)