Les entrepreneurs Africains du web sont en pleine expansion tandis qu’on observe un developpement du commerce chine afrique

By | July 6, 2018

Depuis que la Chine est devenue le plus grand partenaire commercial de l’Afrique en 2009, le commerce s’est accru, aidé en cela par les cadres de coopération mis en place par le gouvernement chinois et ses homologues africains. A moyen terme, cette avancée devrait se poursuivre, le point d’ancrage étant le FOCAC qui est le Sommet du Forum sur la coopération sino-africaine organisé à Beijing en septembre et qui devrait permettre de resserrer encore davantage ces liens économiques de plus en plus étroits.L’initiative ‘Belt and Road’, l’ambitieuse stratégie commerciale et d’investissement de la Chine, pourrait donner une nouvelle orientation à l’investissement du pays sur le continent. Dès lors, l’Egypte, le Kenya et Djibouti reçoivent le plus grand impact concernant cette initiative, cependant au fil du temps, les avantages seront probablement visibles dans d’autres parties du continent.

Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique continuent de croître, augmentant de 19 pour cent l’an dernier. Dans les années à venir, le commerce électronique devrait stimuler la croissance. Plusieurs entrepreneurs en ligne en Chine concentrent déjà leur attention sur le potentiel du commerce électronique dans le paysage africain dans le domaine du commerce et de l’investissement.

Considéré comme des transactions s’effectuant sur Internet, le commerce électronique implique la vente et l’achat de biens et services sur un site Web et / ou une plate-forme de médias sociaux. Des paiements mobiles en passant au crowdsourcing de la sécurité, la technologie est un vecteur de solutions ingénieuses en Afrique. En effet, suite au célèbre succès de M-Pesa, un service de transfert d’argent par téléphone mobile, un service de financement et de micro financement baptisé BitPesa a été lancé en tant que plate-forme de change et de paiement numérique.Désireux de promouvoir la sûreté et la sécurité, les autorités s’abonnent de plus en plus aux réseaux populaires de médias sociaux et encouragent «amis et suiveurs» à signaler et à dénoncer les activités criminelles.

Tout cela est rendu possible par l’accessibilité croissante à travers le continent des smartphones abordables, dont la majorité est fabriquée à Shenzhen, le centre technologique de la Chine. Les entreprises de téléphonie mobile appartenant à des Africains, à l’instar de 7mobile et Facemundi en Angola, externalisent la fabrication de leurs appareils à des partenaires en Chine.

Maintenant, au simple toucher d’un bouton, on peut accéder numériquement à une multitude de chaînes d’approvisionnement établies depuis longtemps pour les biens et services de Guangzhou.La quatrième révolution industrielle, brouillant les frontières entre le domaine physique et le domaine numérique, propulse une recrudescence des entrepreneurs web à travers le monde et est désormais plus visible en Afrique.

UNE MONTEE DES ENTREPRISES AFRICAINES DU WEB
A ce jour, les plateformes de commerce électronique gagnent en popularité.Contournant les modèles classiques de création d’entreprise.Sans avoir besoin d’importants capitaux et ne nécessitant qu’une infrastructure d’entreprise modeste, les petites et toutes petites entreprises peuvent importer et exporter des biens et des services plus facilement.

En effet, les entreprises Web au sein des pays lusophones d’Afrique ont personnalisé leurs outils de navigation pour leurs marchés cibles de niche respectifs, en tenant compte de la géographie locale, de la langue et des préférences des consommateurs.

Au Mozambique, les entreprises web les plus en vue offrent par exemple, des services de livraison dans plusieurs régions du pays. Jumia qui est une plateforme gratuite de petites annonces, et Compra, qui est une boutique en ligne, sont parmi les entreprises les plus réussies. De même, les achats en ligne gagnent du terrain en Angola et redéfinissent les tendances de consommation dans tout le pays.BaobaBay et Kitandeira qui sont des marques bien connues dans l’univers du e-commerce proposent des produits de qualité fabriqués en Chine pour les clients à revenu moyen.Même 7 smartphones mobiles sont disponibles en ligne sur le Soba e-Store.

Les entrepreneurs technologiques explorent également des solutions innovantes dans le commerce électronique.Tupuca, qui a été lancée en 2015, est une première plate-forme de livraison d’aliments en Angola; cette plate-forme compte aujourd’hui environ 30 000 utilisateurs et 11 000 commandes par mois, contre seulement 400 par mois en janvier 2017.Son marché est actuellement limité à Luanda, où les utilisateurs de son application mobile peuvent commander de la nourriture à l’un de ses 81 restaurants participants actifs. Lauréate en 2017 du concours Seddsstrars world, la startup technologique prévoit d’élargir son portefeuille pour y inclure les livraisons de produits alimentaires et pharmaceutiques.

En ajoutant plus de consistance et de poids au commerce électronique, les nouvelles références pour le commerce sont créées par le truchement des réseaux sociaux en ligne. Un nombre innombrable d’entreprises Web et d’entrepreneurs web achètent des marchandises en provenance de Chine et font la publicité de produits sur des plateformes de médias sociaux comme Facebook et Instagram.

LES ENTREPRISES CHINOISES ETABLISSENT DES POINTS DE CONVERGENCE
Tandis que le commerce électronique gagne du terrain dans toute l’Afrique, les investisseurs chinois reconnaissent son immense potentiel. Le leader en la matière est Alibaba, fleuron du succès du commerce électronique en Chine. Dans un but d’améliorer l’accès aux opportunités de commerce électronique, la plate-forme électronique mondiale d’Alibaba s’est associée à l’Organisation mondiale du commerce et au Forum économique mondial pour lancer l’initiative d’activation du commerce électronique.

M. Jack Ma, le fondateur et président exécutif, a saisi l’occasion lors de sa visite au Kenya l’an dernier pour annoncer le lancement d’un fonds destiné aux jeunes entrepreneurs africains d’une valeur de 10 millions de dollars US, qui vise à soutenir les entreprises africaines en ligne. M. Ma a également dévoilé ses plans pour renforcer les capacités en matière de technologie Internet, d’intelligence artificielle et de commerce électronique grâce à des partenariats stratégiques avec des universités africaines.

En plus de l’éducation et du financement, un certain nombre d’éléments clés contribueront à éliminer les obstacles face à ce potentiel de marché.Premièrement, l’accès à Internet est un élément essentiel pour permettre le commerce électronique.Internet Live Statistics estime le nombre total d’utilisateurs d’Internet en Angola et au Mozambique à respectivement 5,9 millions et 1,8 millions.Les coûts élevés l’ont qualifié de luxe, ce qui a finalement inspiré la solution innovante d’un autre web entrepreneur: le premier fournisseur d’accès Internet gratuit en Angola, Wi-Connect, offre à ses clients une plateforme publicitaire qui élimine le coût pour l’utilisateur final. La fréquence d’utilisation la plus élevée s’observe dans les aéroports et les centres commerciaux, ainsi que les établissements universitaires, qui limitent la navigation aux sites Web éducatifs autorisés.

Deuxièmement, le système postal et les entreprises de messagerie doivent fournir des services plus fiables et plus abordables.Reflétant le commerce bilatéral actuel, la Chine est le premier partenaire commercial de l’Angola et le quatrième en importance au Mozambique – La Chine est la principale source de produits achetés par le biais des transactions de commerce électronique en Angola.Cependant, le commerce électronique modifie les règles du commerce mondial, ce qui incite les régulateurs à accélérer les efforts visant à réduire les obstacles transfrontaliers.Pour les pays en développement, tout comme ceux mentionnés ci-dessus, de nouvelles règles doivent encore être créées sur les flux de données transfrontaliers, le stockage de données, les signatures numériques, la protection des codes sources et la confidentialité.
Troisièmement, le système de paiement en ligne exige que les acheteurs possèdent une carte de crédit, moyen de paiement qui n’est pas facilement disponible en Angola ou à São Tomé et Príncipe. En guise de compensation, un nombre croissant de sites et de services d’achat en ligne acceptent des méthodes de paiement alternatives via ATM, POS et Internet banking.Pour rester pertinents, les pays africains doivent reconnaître l’importance de réduire le fossé numérique et de promouvoir le développement numérique.

LES INVESTISSEURS CHINOIS OUVRENT LA VOIE AUX FUTURS INVESTISSEURS
Depuis qu’UnionPay International a lancé ses opérations au Mozambique en décembre 2017, les détenteurs de cartes UnionPay ont pu effectuer des paiements dans le pays en utilisant l’infrastructure de crédit de la Chine. En effet, l’Afrique est l’une des destinations touristiques qui enregistre une croissance la plus rapide de la Chine et le réseau d’UnionPay a connu un essor sur le continent, ce qui, affirme-t-on, est déjà établi dans 50 pays et régions d’Afrique.

Observant des tendances similaires, le Kenya, au début de 2018, la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC) a lancé un programme de fidélisation en coopération avec Stanbic Bank (une division de la Standard Bank d’Afrique du Sud).Le programme s’applique à la carte existante ICBC lorsqu’elle est utilisée pour des dépenses spécifiques liées au voyage dans le pays partenaire (cartes ICBC au Kenya et cartes Stanbic en Chine).En récompensant les titulaires de carte pour avoir facturé certaines dépenses au Kenya, le programme ICBC puise dans le vivier de touristes chinois en visite en Afrique de l’Est, qui ont une consommation moyenne de 1 250 $ US par personne. Plus de 50 000 touristes chinois ont visité le Kenya en 2017 et 60 000 autres sont attendus cette année, doublant le montant par rapport à 2015.

Pour ce type de marché, l’investissement requis en vue de l’accession et la pénétration au marché est généralement déterminé par des accords de coopération négociés par le gouvernement chinois.

Lors d’une tournée africaine en janvier dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères M. Wang Yi a visité deux pays lusophones, l’Angola et São Tomé et Príncipe. M. Wang a promis le soutien continu de son pays pour des liens économiques plus étroits et a appelé les entreprises chinoises à investir au sein de ces marchés. Une telle rhétorique reflète les observations d’un changement progressif de l’investissement direct étranger chinois et du commerce en Afrique lusophone concernant les projets de grande envergure par les entreprises entrepreneuriales.

Depuis 2008, la baisse drastique des prix du pétrole a mis à mal l’économie pétrolière angolaise et a révélé une mauvaise gestion budgétaire.Par conséquent, le gouvernement angolais a commandé moins de contrats; Des centaines de projets chinois ont été arrêtés et des milliers de travailleurs chinois ont quitté le pays. Même le grandioseaéroport international prévu de Luanda, un projet ambitieux à la périphérie de la capitale, tout ce travail a été définitivement arrêté.
Pour les entreprises chinoises opérant en dehors du secteur public, la crise financière imminente a présenté de nouveaux défis.La Banque centrale d’Angola a imposé de stricts contrôles de change et les banques commerciales ont eu un accès limité aux devises étrangères, ce qui a entravé les importations sur tous les fronts.La pénurie de dollars américains a également entraîné une demande croissante d’euros.Pendant ce temps, la monnaie angolaise, le kwanza continue de se déprécier, avec un taux de change officiel qui est près de la moitié du taux du marché informel. Ce qui a constitué une difficulté pour le secteur des entreprises d’importer des marchandises.

Lorsque la Banque de Chine s’est installée l’an dernier sur le marché angolais, on a spéculé que cela stimulerait les importations en provenance de Chine en contournant les problèmes d’une pénurie de dollars dans l’économie nationale par des échanges de devises directs entre le kwanza et le renminbi chinois. Cependant, la banque publique chinoise est soumise aux mêmes règles et aux mêmes réglementations que toutes les autres banques internationales, telles que la Standard Bank d’Afrique du Sud et la VTB de Russie, qui facilitent les échanges avec leur pays d’origine mais en passant par les monnaies que sont le dollar ou l’euro.La communauté chinoise en Angola a trouvé une solution innovante en ligne: en utilisant WeChat, l’application mobile la plus polyvalente de Chine, la communauté locale a créé une plate-forme de courtage pour la négociation de devises. Compte tenu qu’il prévaut très généralement un taux non officiel en ce qui concerne le kwanza, les aspirants investisseurs chinois en Angola peuvent profiter du taux plus favorable.

Lors de la visite du ministre chinois des Affaires étrangères en Angola, les deux pays ont également signé un accord visant à supprimer certaines exigences en matière de visas pour les détenteurs de passeports généraux.Cette initiative vise à augmenter le volume du tourisme d’affaires chinois en Angola, avec un objectif supplémentaire d’attirer les investissements étrangers directs dans le secteur manufacturier.Dans le même temps, le commerce continuera à dominer les relations économiques sino-africaines, comptant en particulier de manière croissante des entreprises et des entrepreneurs chinois qui cherchent à optimiser leur entrée sur les marchés africains grâce au commerce électronique.

UN RENDEZ-VOUS AVEC UN MONDE D’OPPORTUNITES
Basé à Macao, le portail de la coopération économique et commerciale et des ressources humaines offre des dizaines d’opportunités et de pistes pour le commerce et le déploiement des affaires.Les entrepreneurs du monde lusophone ont déclaré qu’ils comptaient sur ce portail pour explorer les possibilités afin de poursuivre leurs projets commerciaux en Chine, et vice versa.

Par un simple clic, les utilisateurs peuvent rechercher et trouver plus de 25 000 produits, filtrer par pays et catégorie – y compris les noix, les boissons, les légumes et bien plus encore.Il y a une dizaine d’années, ces opportunités d’affaires n’auraient jamais été si facilement disponibles, mais aujourd’hui, ce portail peut ouvrir des portes pour des bons projets et vers des partenaires.
Le portail compte également plus de 650 employés inscrits dans sa base de données bilingue – un élément essentiel pour tenter de rapprocher la Chine et les pays lusophones.

La richesse des ressources et des données disponibles sur le portail augmente quotidiennement, permettant ainsi aux personnes à travers le monde entier de développer leurs activités hors ligne et en ligne. Pour la Chine qui est en plein boom économique, il est crucial d’avoir une base de données qui puisse combler le fossé et se connecter à tous ces pays. Très précisément, le portail rassemble des investisseurs, des propriétaires de projets et des professionnels qui cherchent tous un moyen de prendre de l’avance.