Les pays africains lusophones étendent leurs mesures préventives à Covid-19

By | March 18, 2020

Le président de São Tomé e Príncipe, Evaristo Carvalho, a décrété mardi l’état d’urgence nationale pour empêcher la propagation de Covid-19, avec le Premier ministre, Jorge Bom Jesus, annonçant l’interdiction d’entrée de tous les citoyens étrangers au pays, a rapporté l’agence de presse STP-Press.

Le Premier ministre a également annoncé à la fin de la réunion du Conseil des ministres que « les ressortissants et les résidents étrangers qui retournent dans le pays seront soumis à une quarantaine obligatoire à domicile et dûment accompagnés par des agents de santé et des autorités policières ».

Ayant décrété que l’entrée de missions techniques et gouvernementales à l’invitation de l’État de São Tomé est autorisée, à condition de présenter un test de dépistage des coronavirus effectué dans les aéroports d’origine, Jésus a déclaré que «l’atterrissage de vols charters dans les aéroports est interdit São Tomé et Príncipe et l’amarrage des navires de croisière dans les deux ports.»

«L’approvisionnement en fournitures et consommables hospitaliers, en cas d’urgence, sera assuré par des vols charters à cet effet, en cas d’absence de vols commerciaux », a-t-il ajouté.

En ce qui concerne les cargos, les bateaux de pêche et les bateaux de plaisance, le débarquement de l’équipage et des passagers dans les ports de São Tomé et Príncipe est interdit.

Les écoles publiques et privées du pays sont fermées à partir de 18 h le 20 mars 2020. Tous les rassemblements publics à caractère culturel, récréatif, religieux, sportif et récréatif sont interdits, y compris l’exploitation de discothèques et de fêtes populaires, du 18 heures le 20 mars 2020, ainsi que la suspension de la délivrance et de l’attribution des passeports diplomatiques et de service aux agents de l’État, sauf en cas d’urgence, dûment validée par le Premier ministre.

Le gouvernement capverdien, pour sa part, a déclaré mardi la situation de contingence en matière de protection civile dans le pays et a annoncé l’interdiction, à partir de mercredi 18 et pendant trois semaines, des liaisons aériennes avec le Portugal, USA et Sénégal.

Les mesures, qui couvrent également tous les pays européens touchés par le nouveau coronavirus (Covid-19), le Brésil et le Nigéria, font partie de la «situation d’urgence en matière de protection civile» à portée nationale décrétée par le gouvernement.

Les mesures prendront effet à compter d’aujourd’hui, mercredi, « dont la fin ou la durée peut être anticipée ou prolongée en fonction de l’évolution de l’épidémie dans ces pays ».

À l’exception de ces mesures, l’interdiction des vols de fret, des vols de retour des citoyens en vacances ou en service au Cap-Vert vers leur pays d’origine ou de résidence, des évacuations médicales urgentes et des fournitures de médicaments, de matériel et de consommables hospitaliers sur un régime de l’urgence.

Ces mesures seront prises en charge et assurées par des vols humanitaires, il est donc interdit d’amarrer des navires de croisière, des voiliers et de débarquer des passagers dans les ports du Cap-Vert, le débarquement des passagers arrivant aux ports du Cap-Vert en cargaison, des navires de pêche et similaires.

En Angola, la Commission interministérielle de réponse à la pandémie de coronavirus (Covid-19), coordonnée par le ministère de la Santé, a décidé mardi à Luanda d’étendre la quarantaine obligatoire, d’au moins 14 jours, à tous les citoyens nationaux et résidents étrangers du Portugal, d’Espagne et de France.

Grâce à cette mesure, le nombre de pays dont l’entrée en Angola est restreinte passe à sept, après la Chine, la Corée du Sud, l’Italie et l’Iran.

La Commission interministérielle a également décidé de couvrir la quarantaine obligatoire pour tous les citoyens qui, à tout moment, au cours de cette pandémie, ont été dans des pays où le nouveau coronavirus est transmis par la communauté ou en contact avec des patients atteints de Covid-19.

Le nombre de décès liés au nouveau coronavirus a dépassé les 7000 dans le monde, après l’annonce par l’Italie de 349 nouveaux décès, selon un bilan établi par l’agence France-Press, avec des données jusqu’à 17h00 mardi.